2,3 milliards USD pour les pays membres au titre du Programme stratégique de préparation et de riposte au coronavirus

Le Conseil des Directeurs exécutifs de la Banque islamique de développement (BID) a approuvé 2,2795 milliards USD au titre du Programme stratégique du Groupe de la BID de préparation et de riposte à la pandémie du Covid-19. L’on a recensé au 30 mars dernier, plus de 61794 personnes atteintes par la maladie dans 52 pays membres. Des simulations de propagation du virus indiquent une augmentation exponentielle si des mesures strictes ne sont pas prises pour endiguer la maladie. Les pays membres dont les systèmes de soins sont faibles sont exposés à un risque extrêmement élevé.

L’objectif du programme stratégique du Groupe de la BID de préparation et de riposte à la pandémie du Covid-19 est d’appuyer les efforts que déploient les pays membres pour prévenir la pandémie, atténuer ses effets, et se remettre de la crise. Le programme adopte une approche holistique à court, moyen et long terme. Outre l’intervention médicale d’urgence, le programme s’attaque aux priorités des pays membres qu’il entend aider pour se remettre sur la voie de la reprise économique, et ce par le rétablissement des moyens d’existence, le renforcement de la résilience et la relance de la croissance économique. Le programme adopte une approche à trois phases, baptisée 3-R : riposte, rétablissement et relance. La science, la technologie et l’innovation seront fortement présentes dans chacune de ces trois phases.

La banque contribuera au programme avec 1520 millions USD, le Fonds de solidarité islamique pour le développement avec 50 millions, la Société internationale islamique de financement du commerce avec 300 millions, la Société islamique pour le développement du secteur privé avec 250 millions, le Programme des œuvres caritatives-Roi Abdullah avec 8,5 millions, le Fonds BID-STI (Transform) avec 1 million, et la Société islamique d’assurance des investissements et des crédits à l’exportation avec environ 150 millions.

Dr Bandar Hajjar, Président du Groupe de la BID, a déclaré que l’initiative s’inscrit dans le droit fil de la stratégie de la banque et de son programme quinquennal qui font de la promptitude dans la réaction aux défis des pays membres et aux situations d’urgence auxquelles ils peuvent être confrontés, une priorité.

L’on prévoit en raison de la crise une baisse de croissance du PIB mondial entre 0,5 et 1,5%, ce qui correspond à une perte pour l'économie mondiale allant de 1 à 2 billions USD en 2020 (CNUCED) et à la perte de 25 millions d'emplois (OIT). Dr Hajjar a ajouté que les chaînes d'approvisionnement mondiales sont perturbées en raison des mauvaises conditions commerciales. Les petites et moyennes entreprises sont parmi les plus touchées. La crise économique, l’atrophie de l’activité économique, l'effondrement des prix des produits de base, la baisse des recettes fiscales et le recul des investissements constituent un risque majeur pour les pays membres et auront une incidence négative à long terme sur la croissance et la productivité.