Fonds Lives et Livelihoods

Qui sommes- nous ?

Le 29 septembre 2016, la Banque Islamique de Développement (BID) et ses partenaires au développement ont lancé le Fonds Lives and Livelihoods (LLF) d’un montant de 2.5 milliards USD, avec comme ambition commune de sortir de la pauvreté les plus démunis des pays membres de la BID.  Le LLF est ainsi l’initiative la plus importante du genre dans le Moyen-Orient et sert 33 pays membres de la BID. 

Les partenaires au développement travaillant avec la BID dans cette entreprise innovante sont :

  • Le Fonds d’Abu Dhabi pour le Développement (ADFD) 
  • La Fondation Bill et Melinda Gates (BMGF)
  • Le Fonds de Solidarité Islamique pour le Développement (FSID)
  • Le Centre Roi Salman pour l’Aide Humanitaire et le Secours (KSRelief) 
  • Le Fonds du Qatar pour le Développement (QFFD)

La BID est le fiduciaire du Fonds LLF. Une fois approuvés par le Comité d’impact (le conseil d’administration du fonds constitué des représentants de tous les partenaires), les projets sont gérés conformément à la Charte et au manuel opératoire du fonds, tout en suivant le cycle de management des projets de la BID.  

La BID et les donateurs ont mis en place une unité de gestion qui a pour mission d’assurer la coordination des activités du fonds. L’unité de gestion du fonds LLF (UG LLF) aide à la constitution d’un pipeline de nouveaux projets de développement chaque année et supervise le portefeuille des projets actifs du LLF, en étroite collaboration avec les équipes de la BID.

Ce que nous faisons

Le Fonds Lives and Livelihoods (LLF) apporte un véritable changement pour le meilleur. Le fonds LLF aide en effet à combler le déficit de financements dédiés au développement, grâce à un modèle de financement innovant qui permet d’offrir aux pays membres les plus nécessiteux, un financement fortement concessionnel pour des projets cruciaux qui leur font tant défaut dans les domaines de de la santé, de l’agriculture et des infrastructures. Ce faisant, le fonds fournit aux gouvernements des pays bénéficiaires les moyens d’agir, et offre un levier pérenne pour favoriser la croissance économique et relever le niveau de vie des populations les plus vulnérables.  

Les difficultés auxquelles se heurtent les pays les moins nantis sont aujourd’hui plus écrasantes que jamais. Les pays développés ont réduit leur budget d’aide au développement des pays étrangers, alors que dans le même temps les recettes fiscales des pays les moins développés et des pays à revenu intermédiaire membres de la BID ne connaissent pas une croissance suffisamment rapide pour pouvoir remplacer ces coupes budgétaires. Qui plus est, certaines poches de pauvreté extrême ne sont pas couvertes par les financements classiques dédiés au développement, pour des raisons d’échelle, d’inaccessibilité ou liées à la nécessité d’un design spécifique du projet pour garantir son succès. 

Où sommes-nous actifs ?

95% des ressources du Fonds LLF sont orientées vers 33 des pays membres les moins avancés (PMMA) et ceux des pays à revenu intermédiaire inférieur (PRII) membres de la BID. Il s’agit des pays ci- après. 

PMMA

  • Afghanistan
  • The Gambia
  • Palestine
  • Bangladesh
  • Guinea
  • Senegal
  • Benin
  • Guinea Bissau
  • Sierra Leone
  • Burkina Faso
  • Kyrgyz Republic
  • Somalia
  • Cameroon
  • Maldives
  • Sudan
  • Chad
  • Mali
  • Tajikistan
  • Comoros
  • Mauritania
  • Togo
  • Cote d’Ivoire
  • Mozambique
  • Uganda
  • Djibouti
  • Niger
  • Yemen

LMICs

  • Egypt
  • Morocco
  • Pakistan
  • Indonesia
  • Nigeria
  • Uzbekistan

Comment travaillons-nous ?

De 2016 à 2020, le fonds LLF dégagera quelque 2,5 milliards USD qui seront alloués aux gouvernements de pays membres éligibles de la BID, pour le financement de projets focalisés sur la réduction de la pauvreté. Ces projets ont vocation à aider les populations les plus pauvres, des pays les moins avancés membres de la BID, à mener une vie plus saine et plus productive leur permettant de s’extraire de la pauvreté. 

Dans bon nombre de pays, les maladies, aggravées par la faiblesse des systèmes de santé, l’insécurité alimentaire, l’absence d’infrastructures de base, notamment les routes et l’assainissement, sont la norme. A cela s’ajoutent les guerres, la famine et les catastrophes naturelles qui minent les populations les moins à même de relever ces défis. Les pays les plus vulnérables se retrouvent dans une spirale d’appauvrissement combinant un développement humain insuffisant et une instabilité politique. 

Les investissements du fonds LLF ciblent les principaux vecteurs de pauvreté dans ces environnements. Ainsi, les domaines de développement prioritaires retenus par le Fonds sont la santé (20% - 60% des fonds alloués), l’agriculture (20% - 60% des fonds alloués) et les infrastructures de base (un maximum de 20% des fonds alloués). Les projets éligibles comprennent ceux présentant les caractéristiques ci- après.

Les projets dans le secteur de la Santé ciblant :

  • La lutte contre les maladies infectieuses telles que le paludisme, le VIH/SIDA, la poliomyélite et les maladies tropicales négligée ; 
  • Une bonne couverture vaccinale systématique ; 
  • La réduction de la mortalité infantile ; et 
  • Le renforcement des systèmes de soins de santé primaire pour un accès équitable à des services de santé de qualité.

Les projets dans le secteur de l’Agriculture visant à :   

  • Stimuler la production et la productivité des cultures de base et de l’élevage par les petits exploitants agricoles et les éleveurs ;  
  • Assurer aux petits exploitants agricoles, éleveurs et producteurs un meilleur accès au marché et à la technologie ; 
  • Assurer aux petits exploitants agricoles des revenus stables, en encourageant notamment l’entrepreneuriat.

Les projets d’infrastructures de base visant à :  

  • Assurer un meilleur accès à l’eau potable et aux services d’assainissement ; 
  • Améliorer l’accès à une énergie électrique fiable ; et 
  • Assurer une meilleure inclusion financière et numérique.

Le modèle de financement innovant du Fonds LLF

Le fonds LLF offre un financement accessible pour des projets de développement social, en alliant les dons provenant des donateurs internationaux et régionaux à des ressources ordinaires en capital levés sur les marchés financiers, afin d’offrir un financement particulièrement concessionnel ciblant des sous-secteurs et projets dans des domaines jusque-là non couverts.

Pour le financement de projets dans les pays membres les moins avancés, le fonds LLF offre 35% du financement sous forme de subventions et 65% sous forme de financement sur les ressources ordinaires en capital (ROC) de la BID, ces deux composants étant indivisibles. Étant donné que les règles du FMI permettent aux pays à revenu intermédiaire inférieur d'emprunter aux taux du marché, le Fonds offre des financements consistant en une subvention à hauteur de 10% et d’un financement ordinaire en capital BID de 90%. Cette modalité rend les prêts considérablement moins chers pour les pays bénéficiaires.

En combinant les subventions des donateurs avec les capitaux de marché, le fonds LLF peut mettre à la disposition des pays jusqu’à 2,5 milliards USD en ressources financières pour des projets de développement essentiels exclus des financements traditionnels, mais qui apportent des bénéfices économiques et sociaux substantiels à long terme.

La combinaison permet de mettre à disposition des ressources concessionnelles bien plus importantes pour le financement de projets de développement social dans les zones géographiques qui en ont le plus besoin. Le caractère concessionnel a un effet de levier permettant de cibler les principaux vecteurs de pauvreté dans les pays bénéficiaires.

Le fonds travaille dans le cadre de la politique de viabilité de la dette du FMI, qui tient compte de la situation financière de chaque pays. Ce cadre régit l'emprunt des pays à faible revenu d'une manière qui corresponde à leurs besoins de financement et à leur capacité actuelle et future à rembourser leurs dettes.   

Le fonds LLF permet à la BID de décupler sa capacité à offrir aux pays membres les moins avancés, en priorité, des ressources fortement concessionnelles pour le financement de projets à fort impact qui aideront des millions de personnes à s’extraire de la pauvreté, en offrant notamment 35% des financements sous forme de subventions et 65% sous forme de ressources ordinaires en capital de la BID.

Projets approuvés

Le Comité d'Impact (Conseil d’Administration) du fonds examine régulièrement les propositions de nouveaux projets dans les pays membres de la BID qui peuvent bénéficier du modèle unique de financement concessionnel du Fonds. 

Les projets approuvés jusqu'à présent, dans le cadre du premier lot de financement de 2016 et du second lot de 2017, étaient principalement en faveur des pays membres les moins avancés majoritairement situés en Afrique de l’Ouest. Le troisième lot de 7 nouveaux projets approuvés en 2018 a élargi la couverture géographique du fonds vers le Moyen-Orient et l’Asie mais aussi vers de nouveaux pays d’Afrique subsaharienne. Le montant total cumulé approuvé par le Comité d’Impact du fonds LLF, depuis la création du fonds jusqu’en 2018, a franchi la barre du milliard USD pour un portefeuille destiné à générer un impact bénéfique maximal. Ces fonds serviront à protéger les populations contre les maladies infectieuses et à améliorer leur accès à des soins de santé de qualité. Les fonds contribueront également à améliorer l'accès à l'eau potable et aux services d’assainissement. Enfin, ces financements concessionnels permettront aux agriculteurs et éleveurs les plus pauvres de produire davantage de quoi se nourrir et satisfaire les besoins vitaux de leurs familles, grâce au développement des infrastructures de base nécessaires et d’une intégration efficace du pastoralisme et de l’agriculture.

Le portefeuille actuel du fonds LLF comprend 19 projets actifs répartis dans 18 pays et organisés en 26 opérations dont 29% sont caractérisés par des premiers décaissements, tandis que quelques 55% se trouvent en phase de signature des accords de financement ou de mise en vigueur. Les 6% restant sont en encore cours de préparation. 

Les pays membres les moins avancés bénéficiaires de financement du fonds LLF sont le Burkina-Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, Djibouti, la Guinée, la Gambie, le Niger, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal, la Sierra Leone et l’Ouganda. Cinq des six PRII éligibles -l’Egypte, l’Indonésie, le Nigéria, le Maroc et le Pakistan- ont quant à eux déjà  bénéficié des financements du Fonds LLF. 

Le Fonds LLF au regard des ODD (Objectifs de Développement Durable)

En capitalisant sur son modèle de financement innovant, le fonds LLF permet aux pays membres de la BID de s’attaquer aux racines de la pauvreté absolue qui sévissent  parmi les populations les plus marginalisées, tout en  aidant ces dernières à atteindre les ODD. Le modèle de partenariat du fonds LLF cible en effet l’ODD17 mais aussi l’ODD1 à travers son objectif de traiter les poches de pauvreté absolue. 

Le fonds vise à satisfaire les besoins de santé essentiels, (ODD3), à éliminer la faim à travers l’agriculture et le pastoralisme (ODD2) ainsi qu’à apporter aux populations les plus nécessiteuses l’eau potable et des services d’assainissement dignes de ce nom (ODD6 et 9). Les interventions du fonds LLF contribuent aussi, directement ou indirectement, à la réalisation, dans les pays membres, de nombreux autres ODD. 

En savoir plus sur le Fonds LLF

L’unité de gestion du fonds LLF a élaboré de nombreux outils didactiques permettant de mieux comprendre les fondamentaux et les mécanismes de fonctionnement du Fonds LLF, ainsi que son développement.

Un Guide sur le fonds LLF est disponible en anglais, en français et en arabe, qui explique dans les moindres détails l’historique, la vision, les mécanismes de fonctionnement et les perspectives du Fonds. Par ailleurs, les directives sur le processus de demande de financement sont à la disposition des fonctionnaires des gouvernements éligibles intéressés par les financements proposés par le fonds LLF. Ces différents guides peuvent être téléchargés gratuitement. Pour toute information complémentaire, merci de bien vouloir contacter directement l’Unité de gestion du fonds LLF. 

Les rapports annuels des années 2017et 2018 ont été publiés en anglais, français et arabe. Ils peuvent également être téléchargés. Ils présentent les états financiers du fonds et récapitulent les différentes activités entreprises et réalisées au courant de l’année considérée. Un zoom est mis sur certains projets en particuliers, avec une présentation de leurs caractéristiques et ambitions à travers le prisme particulier des pays bénéficiaires, qui permettent de mettre en exergue les enjeux pour eux et les résultats attendus.

Contact du Fonds LLF

Mme. Alaa Abdullati

Assistante Executive 

Lives and Livelihoods Fund Management Unit

Téléphone: +966 (0)12 646 7012

Email: aabdullati@isdb.org 

Downloads

Guide sur le « Lives and Livelihoods Fund »

Rapport annuel 2017

Rapport annuel 2018