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Qui se ressemble s’assemble

Le récit de : Mounir Saïd
Écrit par : Mohamed Ali Laswad

« Le Programme de coopération technique (PCT) de la Banque islamique de développement recrute des experts pour fournir des services de conseil en matière de renforcement des capacités dans les pays membres. Il s'agit d'un programme de coopération Sud-Sud financé à partir de subventions et axé sur le transfert de connaissances, de compétences et d'expertise. Articulé autour d'un schéma tripartite, le programme fait intervenir trois partenaires dans chacune de ses activités : un donateur technique, un bénéficiaire et la BID en tant que facilitateur. Des experts sont commis pour compléter les efforts de renforcement des capacités du bénéficiaire dans le domaine souhaité afin de favoriser un transfert efficace des connaissances et des compétences ».

Journée difficile que celle où j'ai été informé par le responsable de la production et du marketing de ma petite entreprise avicole, de la mort d'un grand nombre de poulets due à une maladie inconnue que les services vétérinaires n'arrivaient pas à traiter.

J'ai appelé au téléphoné le vétérinaire de l'entreprise pour m'enquérir de la nature du problème, et Il conclut l'appel en promettant qu'il s'occuperait lui-même de cette situation. J'ai commencé à réfléchir à la manière dont je pouvais surmonter cette crise encore inconnue depuis ma nomination au poste de Directeur général de l'entreprise avicole.

Finalement, j'ai décidé de prendre contact avec mon cousin Sami, connu pour son bon sens et sa sagesse, et qui était un employé du ministère de la Planification. J’ai été voir ce dernier à son bureau pour lui expliquer le problème et lui demander conseil.

Sami m'a encouragé à être optimiste et à relever le défi. Il a estimé qu'une aide extérieure était nécessaire et suggéré de demander à la Banque islamique de développement de recruter un expert dans les maladies de la volaille originaire d'un de ses pays membres. Son travail au ministère de la Planification lui a permis d’en savoir beaucoup sur les activités de la BID qu’il considère comme « la banque du donner et la fierté des nations musulmanes à une époque marquée par des défis ».

J'étais enthousiaste et convins que c'était une bonne idée. Après une correspondance urgente entre le ministère de la Planification et le Bureau de la coopération technique de la BID, Dr Mohsen, expert international en maladies de la volaille, a été délégué par la BID depuis l'un de ses pays membres.

Dr Mohsen s’est immédiatement mis au travail. Le principal problème pour lui était de trouver la cause de la maladie et d'arrêter les pertes. Pour sauver l'entreprise, Dr Mohsen m'a conseillé d'améliorer l'équipement du laboratoire et de recruter du personnel plus qualifié, car l'entreprise ne disposait que d'un vétérinaire et d'un technicien. Je promis de le faire.

Un mois avant la fin de sa mission, Dr Mohsen m'a informé que la maladie avait été éliminée de l'élevage. J'étais ravi. À ce moment, Sami est arrivé à mon bureau pour s’informer comme d'habitude sur les derniers développements.

Dès que j'ai vu mon cousin, je me suis précipité pour l'embrasser en lui disant : « Par la grâce d'Allah Tout-Puissant, l'expert a réussi à éliminer toute maladie » ! Dr Mohsen avait également transmis son expertise à certains membres du personnel, afin qu'ils puissent résoudre des problèmes similaires auxquels l’entreprise pourrait être confrontée à l'avenir.

Sami a serré la main de Dr Mohsen et l'a remercié pour ses énormes efforts. Il s'est tourné vers moi et nous avons tous deux convenus que les efforts de l'expert avaient permis de sauver l'entreprise. L'élevage de volaille a par la suite réalisé une bonne production et des bénéfices importants, si bien que le cours de son action a augmenté sur le marché boursier local.

J'ai officiellement nommé Sami comme mon conseiller. La société a maintenant ouvert de nouvelles succursales dans de nombreuses villes du pays et offert un emploi permanent à un grand nombre de vétérinaires, de techniciens, d'employés et de travailleurs. Ses produits ont rapidement gagné les marchés de pays voisins grâce à leur bonne qualité. En conséquence, le président du pays a décerné à l'entreprise le prix d'excellence, et j'ai reçu le prix du mérite.

La réussite de mon entreprise a profité à toutes les couches de la société. J'ai accordé à certains employés des prêts au logement à des conditions avantageuses, et créé une société caritative qui s'occupe des étudiants méritants, des veuves, des orphelins, des pauvres et des personnes ayant des besoins spéciaux. J'ai également aidé un groupe de jeunes à étudier à l'étranger. Les populations remercient la BID d'avoir permis à l'entreprise de réaliser cette grande transformation.

Un soir d'été, j'ai réfléchi aux conditions de vie difficiles que ma pauvre famille avait connues avant ma nomination dans l'entreprise. J'ai raconté à Sami comment j'allais à l'université avec des vêtements élimés, alors que mes frères étaient obligés de parcourir de longues distances pour arriver à leur école, à une époque où mon père essayait de joindre les deux bouts.

J'ai expliqué à mon cousin que j'avais intégré l'entreprise au moment où elle était sur le point de faire faillite, et qu’après l’avoir sauvée, j'ai connu un changement qualitatif dans ma vie. Sami s'est tourné vers moi et m'a répondu : « Je te dis depuis le début que la BID est la banque de la bienveillance et du donner ». J'ai souri et j'ai dit : « En effet, je suis reconnaissant à Allah Le Tout-Puissant, et aux programmes positifs mis à disposition par la BID ».