Face aux incidences de plus en plus nombreuses du changement climatique en particulier sur les plus pauvres et les plus vulnérables, chacune de nos institutions a pris des mesures urgentes visant à permettre aux clients de s'adapter aux risques climatiques et de les atténuer. Ces mesures se déclinent ainsi :

Mesure 1 : Chaque institution s'est individuellement engagée à soutenir l'augmentation du financement climatique dans la durée :

  • Avec les efforts individuels que nous avons consentis jusqu’ici en faveur de l’augmentation du financement climatique, nous devrions mobiliser au moins 65 milliards de dollars des États-Unis d'ici 2025, dont 50 milliards en faveur des économies à faible et moyen revenu, soit 50 % de plus que les niveaux actuels[1].
  • Doubler le montant total du financement de l’adaptation au changement climatique fourni aux clients pour le porter à 18 milliards de dollars des États-Unis par an d'ici 2025, ce en réponse à l’impérieuse nécessité de mettre à l’échelle l'appui à la résilience climatique dans les projets des clients et d'améliorer la résilience systémique.

Mesure 2 : Au vu des tendances actuelles, nous estimons que nos efforts collectifs nous permettront de mobiliser chaque année 40 milliards de dollars supplémentaires à titre d'investissements pour le climat auprès d'investisseurs du secteur privé à l’horizon 2025, notamment grâce à une assistance technique accrue, au recours aux garanties et à d'autres mécanismes d’atténuation des risques.

Mesure 3 : S'engager à aider nos clients à atteindre les objectifs de l'Accord de Paris. Lors de la COP25, nous présenterons les éléments clés de notre cadre commun, qui définit des principes clairs que chaque institution doit incorporer à partir de 2021, de manière à refléter sa base de clientèle et ses opérations. Les principes relatifs aux activités de financement intermédiaire sont toujours en cours d'élaboration et seront présentés d’ici-là COP26.

Mesure 4 : Définir pour présentation à la COP25 un nouveau cadre de transparence permettant à la fois de rendre compte de l'impact des activités de chaque BMD et de la manière dont celles-ci aident les clients à respecter, voire dépasser leurs engagements. Ce cadre sera élaboré à la faveur des consultations avec de multiples parties prenantes, dans le but d'élargir son utilisation à l'ensemble du secteur financier, au lieu des seules BMD.

Mesure 5 : Chaque institution prendra des mesures pour inciter ses clients à abandonner l'utilisation des combustibles fossiles :

  • Partager les principes de la COP25 pouvant permettre à nos clients des secteurs public et privé de définir et mettre en œuvre des stratégies à long terme de réduction des émissions de GES et de résilience aux changements climatiques, dont les ambitions prennent de l’ampleur avec le temps. Cette approche devrait permettre aux gouvernements d’évaluer les progrès réalisés par chacun d'entre eux dans la mise en œuvre de leurs engagements par rapport au climat, et contribuer à réduire l’écart entre les efforts déployés actuellement par les pays et les objectifs à long terme des signataires de l'Accord de Paris.
  • Continuer à travailler avec les banques nationales de développement et d'autres institutions financières pour définir, d'ici à la COP26, des stratégies de financement et de politiques appuyant une transition juste qui favorise la diversification et l'inclusion économiques.

Dans toutes nos actions, nous mettrons l'accent sur la création et le renforcement de partenariats qui confortent l’appui aux clients. En particulier, nous accélérerons la diffusion des pratiques internationales optimales en matière de divulgation des risques climatiques dans l'ensemble du secteur financier. Nous continuerons à travailler avec les banques commerciales partenaires et les IFD, notamment les membres de l’IDFC, et dans le cadre de l'Initiative Action pour le climat dans les institutions financières et des initiatives régionales. Notre collaboration avec les gouvernements, le secteur privé, la communauté des donateurs, les organisations de la société civile et les fonds mondiaux pour le climat, tels que le Fonds vert pour le climat, le Fonds pour l’environnement mondial et le Fonds d’investissement pour le climat, demeurera essentielle pour que les pays puissent réaliser une transformation ambitieuse, conformément à leurs engagements dans le cadre de l'Accord de Paris.

 


[1]Les institutions prennent individuellement des engagements au titre du financement climatique ; si le montant total n’est pas mobilisé, aucune d’elle n’est tenue de d’aider une homologue à remplir ses engagements.