La Banque islamique de développement approuve un financement supplémentaire de 60 millions USD en appui au Programme d’éradication de la poliomyélite au Pakistan et 10 millions USD pour le soutien du Centre international d'agriculture biosaline aux Émirat

Le Conseil des Directeurs exécutifs de la BID a tenu une réunion virtuelle présidée par Dr Bandar Hajjar, le Président de la banque. La réunion a permis d’approuver de nouveaux financements et de passer en revue plusieurs rapports sur la performance de la banque.

Du côté des financements, le Conseil des Directeurs exécutifs a approuvé une subvention au titre d’assistance technique en faveur du Gouvernement des Émirats arabes unis, d'un montant total de 10 millions USD à décaisser sur cinq ans, soit de 2 millions USD par an. L’objectif est de financer les programmes de recherche et d’études que mène le centre sur l’agriculture dans le milieu salin à travers le monde, dont l’objectif est de renforcer la sécurité alimentaire. Le financement s’inscrit dans le cadre d’un accord déjà conclu entre la banque et les Émirats arabes unis. Le centre est un organisme à but non-lucratif et mène des études appliquées innovantes visant à améliorer le bien-être des exploitants agricoles pauvres.

Le Conseil des Directeurs exécutifs a également approuvé un financement supplémentaire en faveur du Pakistan en guise de contribution au Programme d'éradication de la poliomyélite. Le montant du financement est de 60 millions USD dont 39 millions USD sous forme de mourabaha et 21 millions USD comme subvention du Fonds Lives & Livelihoods dont la gestion est assurée par la BID. La banque avait déjà contribué au projet avec 100 millions USD. Avec ce nouveau financement supplémentaire, la contribution de la banque est portée à 160 millions USD.

Le Conseil des Directeurs exécutifs a approuvé la contribution avec 6 millions USD à la création de la société Awqaf Capital. C’est une initiative qui résoudrait bon nombre de difficultés rencontrées par les acteurs et les opérateurs du secteur des awqaf et répondrait au besoin urgent de combler de sérieuses lacunes. La participation de la banque à la création de la société procède de la position distinguée de la banque qui lui permet de prendre l'initiative et de jouer un rôle de catalyseur pour améliorer la performance des actifs waqf, ce qui contribuerait à libérer le plein potentiel de ces actifs à travers le monde entier et à renforcer leur rôle dans le développement social et économique des pays et communautés islamiques, et donnerait à la banque un moyen efficace devant lui permettre de mener à bien sa mission.

Le Conseil des Directeurs exécutifs a passé en revue un rapport sur le Programme de travail intégré 2021-2023 et suivi une présentation donnée sur l'ordre du jour de la quarante-cinquième réunion annuelle du Conseil des gouverneurs. Le Conseil des Directeurs exécutifs a également examiné la stratégie des technologies informatiques dont l’objectif est de moderniser le Département de Gestion informatique de la banque.

Le Président de la BID a présenté au Conseil des Directeurs exécutifs un rapport sur le Programme stratégique de préparation et de riposte à la Covid-19. C’est un programme qui apporte un soutien aux pays membres de la Banque islamique de développement dans la lutte contre la pandémie de la Covid-19 afin de la contenir et d’atténuer ses effets, mais aussi s’en rétablir. Le programme prévoit deux volets, à savoir les interventions sanitaires d’urgence d’une part et la préservation et la relance des secteurs économique et social selon l’approche des 3R (riposte, rétablissement et relance) d’autre part. Le Président de la BID a indiqué qu'il avait tenu une série de réunions virtuelles de haut niveau avec de hauts responsables de quarante-trois pays membres pour leur présenter le programme stratégique et les modalités de mise en œuvre. Ces réunions de haut niveau ont été suivies de réunions techniques dirigées par les centres régionaux et les départements compétents de la banque. Les consultations avec les pays membres et les réunions techniques ont permis d’identifier les moyens et les plans de financement en appui aux pays membres. Il convient d’indiquer que chaque pays membre peut choisir le mode d’acquisition qui lui correspond le mieux de sorte qu’il puisse faire face aux effets de la pandémie de la Covid-19.