Rôle d’appui au développement socioéconomique en Palestine

La Banque islamique de développement accorde à la Palestine 35,7 millions USD pour lutter contre la Covid-19 et y mène plusieurs initiatives importantes de création d’emplois et d’autonomisation économique

Le Président du Groupe de la Banque islamique de développement, Dr Bandar HAJJAR, a confirmé dans sa réunion virtuelle avec Dr Mohammad SHTAYYEH, Premier ministre palestinien et Gouverneur de la Banque islamique de développement pour la Palestine, le soutien d’urgence du Groupe de la BID par 35,7 millions de dollars des Etats-Unis à l’État de Palestine face à la Covid-19. La BID a entamé la mise en œuvre de la première partie de ce soutien au moyen du Fonds Al-Aqsa. En effet, plusieurs articles et équipements médicaux ont été acquis pour lutter contre la pandémie.

Au sujet de la deuxième partie de ce soutien, le Président du Groupe de la BID a indiqué que le Gouvernement de la Palestine avait soumis à la banque une proposition pour appuyer et financer les micro et petites entreprises dans le cadre du « Programme stratégique de préparation et de riposte » annoncé par la banque. Il a ajouté que la proposition est en cours d’étude et devrait assister et relancer les sociétés et les petites entreprises touchées par le confinement.

Dr Bandar HAJJAR a par ailleurs indiqué que les interventions du Groupe de la BID financées à partir de ses ressources ordinaires en capital en faveur de l’État de Palestine affichent le montant total de 342 millions de dollars des Etats-Unis. Il a ajouté que la BID met en œuvre et facilite l’exécution d’un ensemble de portefeuilles fiduciaires dédiés à la Palestine, dont la taille dépasse 2,2 milliards de dollars des Etats-Unis. A ce titre, il a indiqué que le total des décaissements affiche un montant d’environ 1,9 milliard de dollars des Etats-Unis.

Dr HAJJAR a souligné que la Banque islamique de développement est une institution de solidarité par excellence, fondée sur le partenariat et la coopération. A cet égard, il a exprimé ses sincères remerciements au Royaume d’Arabie saoudite, le pays du siège de la BID, qui détient environ 25 % du capital-actions de la banque. Le Royaume d’Arabie saoudite est l’un des plus grands pays membres en termes d’appui au Groupe de la BID ; il contribue avec plus de 37 % au capital du Fonds de solidarité islamique pour le développement qui apporte des services destinés à émanciper les démunis du joug de la pauvreté dans les pays membres, notamment la Palestine. Le Royaume d’Arabie saoudite est également parmi les pays membres qui apportent leurs contributions à temps au Fonds Al-Aqsa, lequel fonds est géré par la banque selon un pourcentage défini par la Ligue des Etats arabes. Cet appui généreux de la part du Royaume d’Arabie saoudite a permis au Groupe de la BID d’opérer plus efficacement en Palestine, en lançant des initiatives de développement de plus en plus importantes, telles que le Fonds Al-Aqsa et le Fonds Al-Quds et d’autres initiatives en faveur du peuple palestinien.

Il convient de noter que le Fonds Al-Aqsa et le Fonds Al-Quds ont été créés sur l’initiative du Royaume d’Arabie saoudite, lors du Sommet arabe tenu au Caire en octobre 2000, avec des ressources totales d’un milliard de dollars des Etats-Unis. Les contributions des pays arabes aux deux fonds s’élèvent à environ 993 millions de dollars des Etats-Unis. Par ailleurs, la taille des projets que les organismes financiers arabes ont chargé la direction du Fonds Al-Aqsa de mettre en œuvre avec leurs allocations annuelles destinées au soutien du développement en Palestine, affichent le montant de 588 millions de dollars des Etats-Unis.

Parmi les réalisations du fonds figurent la construction et l’équipement d’environ 250 écoles, la rénovation de quelques 35.000 maisons, la construction et l’équipement d’environ 50 hôpitaux et centres de santé, l’autonomisation économique de quelques 24.000 familles, l’aménagement de terres d’une superficie de 600 dounams pour les rendre propres à l’agriculture, et le revêtement d’environ 600 routes.

En mars 2009, le Conseil ministériel du Conseil de coopération du Golfe a adopté un programme pour la reconstruction de Gaza d’une enveloppe de 1,64 milliard de dollars des Etats-Unis. Le Comité de coordination du programme a exigé lors de sa première réunion le paiement de 25 % de l’enveloppe, qui seront gérés au titre d’un portefeuille commun sous la direction de la BID. La taille des projets au titre du programme s'élève à environ 368 millions de dollars des Etats-Unis, dont 250 millions de dollars des Etats-Unis provenant du Royaume d’Arabie saoudite. Ainsi, des milliers de maisons touchées par la guerre ont été reconstruites, tous les hôpitaux de Gaza reconstruits et équipés, des dizaines d’écoles rénovées, de nouvelles écoles construites, et plus de 5.000 familles ont bénéficié de l’autonomisation économique grâce à de petits projets.

En 2018, la BID a créé un fonds waqf international pour l’autonomisation économique du peuple palestinien avec un capital initial de 500 millions de dollars des Etats-Unis. La BID y a contribué avec 100 millions de dollars des Etats-Unis et le Fonds de solidarité islamique pour le développement avec 52 millions de dollars des Etats-Unis. L’objectif du fonds est d’autonomiser économiquement 300.000 familles palestiniennes.

La BID gère également une subvention de 150 millions de dollars des Etats-Unis du Serviteur des Deux Saintes Mosquées, destinée à soutenir les awqaf d’Al-Quds.