Communiqué final Chefs des institutions du Groupe de coordination arabe

Les chefs des institutions du Groupe de coordination arabe, réunis à distance le 18 mai 2020 (25 ramadan 1441) pour discuter d'une initiative coordonnée visant à atténuer, contenir et résorber les effets négatifs de la pandémie du coronavirus sur les pays et les communautés partenaires

Nous, les chefs des institutions du Groupe de coordination arabe, réunis à distance le 18 mai 2020 (25 ramadan 1441) pour discuter d'une initiative coordonnée visant à atténuer, contenir et résorber les effets négatifs de la pandémie du coronavirus sur les pays et les communautés partenaires,

  1. Sommes profondément attristés par les pertes en vies humaines, les souffrances humaines et l’instabilité de la situation économique et sociale que subissent des millions d'hommes, de femmes et d'enfants;

  2. Sommes profondément préoccupés par la perte des revenus, l’augmentation des taux de chômage, le recul des transferts de fonds lesquels sont vitaux pour des millions de personnes pauvres, l’instabilité potentielle, et l’accès limité aux services de base, notamment l’éducation, l’eau et l’assainissement ;

  3. Conscients que la gravité de la situation actuelle et l’incidence négative de la pandémie du coronavirus soulignent la nécessité d’une riposte immédiate pour contribuer à contenir la pandémie et ses effets;

  4. Saluons les actions rapides prises par les membres du Groupe de coordination arabe et d’autres institutions financières internationales, actions ayant permis d’apporter un soutien urgent aux pays les plus touchés par la pandémie et de les aider à satisfaire leurs besoins prioritaires, notamment dans le secteur sanitaire ;

  5. Soulignons tout l’intérêt accordé durant la phase de riposte à la fourniture du matériel médical et des dispositifs de protection, ainsi que l’importance qu’il convient d’accorder davantage à la fourniture d'une assistance financière supplémentaire aux autres secteurs stratégiques touchés, notamment l'agriculture, la sécurité alimentaire, l'énergie, l'éducation, et les micros, petites et moyennes entreprises ;

  6. Réaffirmons l’importance de déployer toutes les modalités de financement disponibles, y compris les subventions, les prêts accordés à des conditions avantageuses, l’assistance technique, l’appui aux budgets des Etats et à la balance des paiements, les lignes de financement, le financement du commerce, l'assurance du commerce et des investissements, et les programmes de renforcement des capacités des secteurs public et privé, notamment par des activités ciblées relevant de l’autonomisation économique;

  7.  Réitérons notre engagement à continuer à apporter, de manière inclusive, aux pays bénéficiaires, l’assistance propre à combler les écarts créés par les inégalités, et à couvrir les couches les plus vulnérables, par le mécanisme de coopération triangulaire et de coopération Sud-Sud, en étroite coordination avec les banques multilatérales de développement, les partenaires commerciaux et de développement, les agences des Nations Unies, les organisations non gouvernementales et les organisations de la société civile;
  8. Insistons sur la nécessité de disposer d’une approche holistique et d’une stratégique coordonnée, guidée par les principes du développement durable et de la résilience face aux défis, dans la conception d’interventions de lutte contre la pandémie du coronavirus et d’optimiser les ressources allouées, y compris le cofinancement et le financement parallèle; et

    9. Décidons de dégager ensemble un montant total de 10milliards USD pour aider les pays en développement, au moyen d’une approche holistique, dans leurs efforts de riposte immédiate et de rétablissement économique face au marasme induit par la pandémie et à ses effets.